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La transition écologique

Enjeux

Comment faire évoluer notre modèle économique pour plus d’équité, de solidarité et de protection de la planète ? Qu’est-ce que cela va changer dans la vie des Français ? Des réponses illustrées.

lun 27/07/2020 - 11:54

Durée de lecture : 10 minutes

Un nouveau modèle de société durable et équitable

Bâtir des villes plus désirables

De nouvelles politiques urbaines se mettent progressivement en place pour freiner l'étalement urbain, rendre les villes durables, agréables à vivre et accessibles à tous.

Les villes et territoires connaissent déjà de profonds bouleversements qui vont s’intensifier dans les années à venir : changement climatique, transformation numérique, vieillissement de la population, modification de l’offre de transports, etc.

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Développer les énergies renouvelables, un atout pour les territoires et notre économie

Développer les énergies renouvelables, c’est développer des filières industrielles exportatrices, créatrices d’emplois et qui maintiennent la vitalité économique des territoires ruraux.

Sur le long terme, les énergies renouvelables sont la forme d’énergie la plus compétitive. Les coûts de production photovoltaïque et éolien terrestre devraient encore baisser jusqu’à atteindre environ 50 €/MWh en 2030.

Les soutiens publics apportés par l’Etat pour soutenir le développement des énergies renouvelables ont permis de créer 80 000 emplois directs, dans la fabrication des équipements, leur maintenance, mais aussi de l’approvisionnement pour le bois énergie.

Les collectivités et territoires engagés dans une démarche de développement des énergies renouvelables se réapproprient les questions d’énergie et mettent en œuvre des solutions concrètes bénéfiques pour l’emploi, le lien social et la protection de leur environnement.

Ce sont des énergies incontournables pour le futur.

Pourquoi miser sur les énergies renouvelables ?

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Pour en savoir plus, consultez notre article "L'énergie en France".

L’agriculture, un enjeu essentiel

La France produit l’essentiel des aliments qu’elle consomme : 54 % de la surface du pays est dédiée à l’agriculture, dont seulement 6,47 % en « bio » en 2017 (+13 % par rapport à 2016). L’agriculture emploie 854 100 actifs permanents (exploitants, salariés permanents) et l’agriculture bio, 134 500 emplois directs (exploitation agricole, transformation, distribution). Aujourd’hui 12,5 % de l’emploi agricole est dans l’agriculture bio. De 2012 à 2017, l’emploi progresse dans ce secteur de plus 9,5 % par an en moyenne.
Toute la chaîne alimentaire (de la production d’aliments à leur consommation, en passant par leur transformation, leur stockage et leur distribution) génère ¼ des émissions de gaz à effet de serre de la France, autant que le transport ou le logement ! Notre façon de nous alimenter a donc un impact important sur le réchauffement de la planète.

Le développement d’une agriculture plus intensive, si elle a permis d’accroître les productions vivrières, a contribué à la pollution des sols notamment suite à l’usage intensif d’engrais de synthèse et de produits phytosanitaires pour lutter contre les mauvaises herbes et les parasites. Ces produits peuvent rester dans le sol ou être entraînés par la pluie vers les nappes phréatiques et les rivières, ou être transférés vers les plantes, les animaux et les êtres humains. La diminution de la biodiversité et des matières organiques contenues dans les sols entraîne une baisse de la qualité des sols et donc de moins bonnes récoltes. Pour en savoir plus, consultez notre article sur les sols, un trésor à protéger.

La transition écologique, créatrice d’emplois

La transition écologique crée aujourd’hui de nombreux emplois partout en France. Ce sont pour la plupart des emplois qui ne peuvent pas être délocalisés (par exemple, les métiers de maintenance des éoliennes, des unités de méthanisation, des installations solaires… les métiers de la réparation et du réemploi…, les métiers de la rénovation des bâtiments…).

Combien d'emplois grâce à la transition écologique ?

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De nouveaux métiers apparaissent et des métiers déjà existants évoluent pour intégrer une dimension écologique. Les formations initiales et continues évoluent également pour répondre aux besoins de nouvelles compétences. Les formations en vue d’occuper un métier vert sont d’ailleurs très demandées par les jeunes.
Pour les professionnels qui cherchent à faire progresser leurs compétences, plusieurs organismes proposent des formations qualifiantes allant de quelques jours à plusieurs mois.

Pour en savoir plus sur les métiers de la transition écologique, consultez le dossier du site M ta Terre "Des métiers qui changent le monde".

Mettre en place une fiscalité écologique juste et efficace

La fiscalité environnementale est intéressante à plus d’un titre : elle rend les produits polluants plus chers et donc moins attractifs et peut permettre, grâce à ses recettes, de financer des politiques publiques dédiées à la transition écologique. Par exemple, les redevances perçues par les agences de l’eau sont affectées aux politiques de gestion des ressources en eau et à l’amélioration de leur état écologique et sanitaire. Elle peut permettre également, grâce aux recettes qu’elle génère, de baisser d’autres impôts et charges sur les ménages et les entreprises, et de favoriser ainsi l’activité économique et l’emploi.

La taxe carbone est un moyen pour faire changer les comportements en donnant un signal, dans la durée, sur le prix des énergies fossiles, principales responsables du changement climatique.

Mais pour qu’elle soit efficace, il faut que les citoyens, les entreprises aient effectivement les moyens de changer leur mode de vie/d’action pour économiser l’énergie et passer aux énergies renouvelables : isoler les bâtiments, se chauffer aux énergies renouvelables, utiliser les transports en commun, acheter un véhicule moins polluant… ces services doivent donc être développés, et une partie des recettes de la taxe carbone peut y contribuer.

Pour que la taxe carbone soit juste, il faut également que ceux qui en ont le plus besoin ne voient pas leur niveau de vie dégradé par l’augmentation des prix, et surtout qu’ils puissent être accompagnés pour abandonner les énergies fossiles. Pour cela des dispositifs d’accompagnement doivent être mis en place (chèque énergie, prime à la conversion des véhicules…).

À quoi sert la taxe carbone

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Le coût de l’inaction coûtera plus cher que la transition énergétique. Aujourd’hui, le prix des énergies fossiles ne tient pas compte des coûts liés aux impacts de la pollution sur la santé, aux coûts des catastrophes climatiques, aux coûts pour adapter les territoires au dérèglement du climat… Ces coûts ne sont pas pris en charge par les pollueurs, mais par la société dans son ensemble (par exemple, la sécurité sociale, les assurances individuelles, l'intervention de l’État dans les cas de catastrophes naturelles…).

De plus, de nombreuses exonérations à la taxe carbone ont été décidées pour certains secteurs d’entreprises (transport routier de marchandises de plus de 7,5 tonnes et de voyageurs, navire de pêche, transport aérien, maritime et fluvial, taxis…) et industries exposées à la concurrence internationale. Ces exonérations sont justifiées par des raisons économiques : soutenir des filières, préserver la compétitivité des entreprises. Cependant ces exonérations posent un problème d’équité des efforts demandés au regard des pollutions engendrées par ces secteurs.

À titre d’exemple, des questions se posent sur l’exonération du kérosène alors que l’avion émet jusqu’à 40 fois plus de CO2 que le train par kilomètre parcouru et par personne transportée. Or, le secteur aérien représente environ 3,5 % des émissions de gaz à effet de serre de la France. Pour les vols internationaux, une taxe supplémentaire ajoutée à celles déjà en vigueur peut poser des problèmes de compétitivité des compagnies aériennes française face à leurs concurrents, et ne peut donc être mise en place que dans un cadre concerté au niveau international. Mais pour les vols intérieurs, la taxe carbone peut être un moyen de renchérir l’avion par rapport au train, en cohérence avec son niveau de pollution.

Il est important de mettre en place des systèmes, adaptés pour chaque secteur permettant de taxer progressivement les produits les plus polluants. L’imposition de ces entreprises à la taxe carbone pourrait être accompagnée de dispositifs incitatifs leur permettant de changer de technologie (passage au GNV, à l’hydrogène ou à l’électrique…) et diminuer effectivement leur consommation d’énergies fossiles.

La transition écologique au quotidien, comment faire ?

Reprendre la main sur la consommation

Nous consommons 3 fois plus qu’il y a 60 ans et ce n’est pas sans impact sur la planète. Le modèle de consommation actuel n’est pas durable. Il est pourtant possible de produire et consommer autrement.

De nombreux Français aspirent à consommer différemment, en prenant davantage en compte les bénéfices pour la santé et l’environnement.

Mieux consommer ne signifie pas forcément payer plus cher. De nouvelles pratiques axées sur le partage, l’échange, la réutilisation, le réemploi, la seconde main… permettent au contraire de faire des économies.

Comment reprendre la main sur nos consommations ? Comment garder nos objets plus longtemps ?

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Maîtriser ses consommations, ça passe aussi par des gestes simples, accessibles à tous au quotidien.

Eau et énergie, quelles consommations ? Comment économiser l'eau et l'énergie ?

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Choisir une alimentation bonne pour la santé et la planète

Depuis 1960, les ménages consacrent à l'alimentation une part de plus en plus réduite de leurs dépenses : 20 % en 2014 contre 35 % en 1960. En 50 ans, les dépenses alimentaires par habitant ont malgré tout augmenté régulièrement en volume, mais moins rapidement que l'ensemble de la consommation. La composition du panier alimentaire s'est par ailleurs modifiée. La viande, les fruits et légumes, les pains et céréales et les boissons alcoolisées progressent moins vite que les autres produits alimentaires. Ils cèdent notamment du terrain aux produits transformés et aux plats préparés. La baisse du temps consacré à la cuisine contribue aussi à changer les pratiques alimentaires.

Pour les ménages les plus modestes, les dépenses d’alimentation restent une question essentielle, souvent problématique quant au choix des produits. Leur panier comporte davantage de pain et céréales, mais moins de poisson, de fruits, et légèrement moins de viande.

Comment manger mieux sans dépenser plus ?

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Pour préserver la santé et la planète sans peser, nous vous recommandons de :

  • Privilégier les fruits et légumes frais de saison. Les produits de saison ne sont généralement pas produits sous serres chauffées puisqu’ils bénéficient des conditions météorologiques qui leur conviennent. Les produits locaux ne sont pas transportés sur de longues distances (transports intercontinentaux). Ils restent donc généralement à des prix plus abordables que les produits hors saison, et surtout, ils ont plus de goût !
  • Choisir dès que possible des produits issus de l’agriculture biologique pour favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement, du bien-être animal et du sol. Découvrez les labels environnementaux recommandés par l’ADEME sur le café, le vin, la viande de bœuf, les fruits & légumes (lien vers page logos). Ces labels sont disponibles dans une large gamme de prix.
  • Augmenter la part des céréales, des légumes secs, des fruits et légumes qui apportent de nombreux nutriments et des protéines. Ils ont également l’avantage d’être peu chers par rapport aux produits animaux (viande, fromage…).
  • Consommer moins de viande et de poisson pour privilégier la qualité et les produits locaux. Ainsi, à budget constant, il est possible d’acheter des viandes issues de filières plus durables.
  • Acheter des produits à date de péremption proche quand vous êtes sûr de pouvoir les consommer à temps. Souvent vendus à des prix réduits, ces aliments restent tout aussi bons à déguster. De nombreuses applis vous aident à repérer les lieux de vente autour de chez vous.
  • Veiller à ne pas gaspiller la nourriture. A la maison, c’est 30 kg de nourriture par personne qui est jetée par an, dont 7 kg de produits encore emballés. Et cela coûte : 100 euros par personne et par an. Et, pour les repas pris à l’extérieur, c’est 20 kg d’aliments gaspillés par personne et par an. En restauration collective, 100 à 170 grammes de nourriture sont gaspillés par personne à chaque repas.

Retrouvez tous nos conseils pour réduire ce gaspillage sur la page « Éviter le gaspillage alimentaire ».

Rénover son logement pour plus de confort et d’économies

En France, 3 millions de ménages modestes consacrent plus de 8 % de leurs revenus à se chauffer. Et 15 % des ménages affirment avoir froid l’hiver. Une maison confortable avec des factures modérées, c’est possible grâce à la rénovation énergétique. 74 % des ménages ayant réalisé́ des rénovations performantes observent très vite une baisse de leurs dépenses énergétiques. Et 94 % des ménages ayant fait une rénovation performante disent que leur confort thermique s’est amélioré.

Pourquoi et comment isoler son logement ?

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Pour ne plus dépendre des fluctuations de prix des énergies fossiles, envisagez d’installer des énergies renouvelables chez vous : poêle à bois, chauffe-eau thermodynamique, chauffe-eau solaire, pompe à chaleur, panneaux photovoltaïques…

Vous pouvez aussi soutenir le développement des énergies renouvelables en choisissant une offre d’électricité verte grâce au label Vertvolt.

Pour soutenir vos investissements, de nombreuses aides financières sont disponibles. Vous pouvez aussi bénéficier des conseils gratuits et personnalisés des 600 conseillers en rénovation énergétique du réseau des Espaces Conseil France Rénov'.

    Se déplacer autrement

    Alors que les 3/4 des trajets domicile-travail se font seul en voiture, nous sommes confrontés à un trafic routier saturé aux heures de pointe, à des prix des carburants fluctuants et à la pollution de l’air.  Notre santé est en jeu. On estime que la pollution de l’air est responsable de 40 000 décès prématurés par an dans notre pays.

    Aujourd’hui de nouvelles solutions émergent pour limiter les gaz à effet de serre et le coût des transports :

    • encourager les transports peu polluants : transport fluvial, ferroviaire ou maritime (cabotage en particulier), développement des transports en commun, multiplication des plans de déplacement urbains…
    •  diminuer la dépendance aux véhicules personnels avec de nouvelles offres de mobilité, flottes de véhicules en partage ou transports collectifs plus étendus et plus rapides.
    • favoriser la mobilité active en créant des pistes cyclables, des espaces piétonniers...
    • favoriser le télétravail pour limiter les trajets domicile-travail qui représentent 30 % du trafic routier.

    Des aides financières existent :

    • certains employeurs propose un forfait "mobilités durables" qui peut aller jusqu’à 600 €/an pour les vélos électriques ou mécaniques, véhicules partagés, moyens de transport en location longue durée ou en « free floating ». Lire l'article "L'indemnité kilométrique vélo pour aller au travail").
    • la prime à la conversion (jusqu’à 5000 € d’aide) pour passer à un véhicule (neuf ou d’occasion) plus propre et moins coûteux à l’usage. Par exemple, remplacer une voiture qui consomme plus de 7 litres aux 100 km (plus de la moitié des voitures françaises) par une voiture qui consomme 5 litres aux 100 km permet de réduire de 30 % sa facture de carburant. Un bonus est accordé pour l’achat d’un véhicule bien classé sur l’étiquette énergie.

    Découvrez toutes les aides disponibles

    Pour comparer l'impact de plusieurs modes de déplacement sur une même distance, utilisez notre simulateur
    monimpacttransport.fr

     

     

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