© © Andrey Popov / Shutterstock

Vivre dans une zone bruyante et se protéger du bruit

Travaux

Santé

Les nuisances liées à la circulation automobile, ferroviaire, aérienne et le bruit des rues peuvent être très gênants. La solution ? Isoler les fenêtres, les entrées d'air et le toit.

11 juin 2020

Durée de lecture : 4 minutes

Installer des fenêtres à double vitrage acoustique, c’est la priorité !

Pour une isolation de façade performante (d’environ 35 dB), deux solutions :

  • Remplacez le simple vitrage par un double vitrage asymétrique (type 10-6-4 par exemple - vitre 10 mm, lame d’air 6 mm, vitre 4 mm). Cette technique est possible si l’épaisseur de la menuiserie le permet. La pose de joints est alors indispensable pour garantir l’étanchéité de la fenêtre. Ce vitrage est plus lourd et nécessite parfois le renforcement de la structure de la fenêtre. Dans tous les cas, le survitrage (vitrage supplémentaire qui se pose sur le châssis d’une fenêtre équipée de simple vitrage) est mal adapté à l’isolation acoustique ;
  • Remplacez la fenêtre par une nouvelle fenêtre posée sur le dormant existant (vitrage type 10-10-4 - vitre 10 mm, lame d’air 10 mm, vitre). C’est la solution la plus couramment utilisée et aussi celle qui a le meilleur rapport qualité (amélioration acoustique)/prix. Il est parfois nécessaire de changer le dormant s’il est en mauvais état.

Pour une isolation de façade très performante (d’environ 40 dB), deux solutions :

  • Remplacez la fenêtre par une nouvelle fenêtre équipée d’un double vitrage haute performance de type « feuilleté acoustique ». Le nouveau dormant doit alors être soigneusement calfeutré, par exemple par des mastics adaptés (il vaut mieux éviter le colmatage par des mousses) ;
  • Ajoutez à la fenêtre existante une deuxième fenêtre, posée à l’extérieur ou à l’intérieur. La distance entre les deux fenêtres doit être d’au moins 12 cm. Cette technique est la plus sûre pour obtenir de bons résultats.

A savoir : vous pouvez concilier isolation acoustique et thermique

  • Le simple vitrage peut être efficace pour l’isolation acoustique si son épaisseur est supérieure à 8 mm. Mais il est insuffisant pour une isolation thermique performante.
  • Le double vitrage, c’est alors la différence d’épaisseur ou de nature entre les deux vitres qui améliore les performances acoustiques. L’épaisseur de la lame d’air, elle, influe surtout sur les performances thermiques.
  • Le triple vitrage, plus performant sur le plan thermique, n’apporte pas de protection acoustique supplémentaire.
  • Le double vitrage à isolation renforcée (VIR), qui comprend une vitre en verre feuilleté, est une très bonne solution thermo-acoustique.

Dans tous les cas, choisissez les produits dotés d’une résistance thermique (R) et d’un indice d’affaiblissement acoustique pour les bruits aériens (Rw) les plus importants possibles.
 

Améliorer l’étanchéité de la fenêtre pour atténuer un peu le bruit

C’est une solution rapide et peu coûteuse qui atténue le passage du bruit en traitant les défauts d’étanchéité (passages d’air) et convient à une isolation de façade courante. Elle peut diminuer de 5 dB le bruit perçu dans le logement.

Pour être efficaces, les joints d’étanchéité doivent être posés sur des menuiseries en bon état, bien planes :

  • les joints en mousse sont faciles à poser mais peu efficaces sur le plan acoustique et peu durables (2 ans ou moins) ;
  • les joints en résine durcissable sont plus durables et plus efficaces ;
  • les joints à lèvre métallique exigent un réel savoir-faire pour la pose. Ce sont les plus efficaces.

Bien contrôler les entrées d’air

Une bonne isolation acoustique suppose une bonne étanchéité à l’air. C’est ce que l’on appelle le principe d’étanchéité. 
Pour concilier ventilation et isolation acoustique, choisissez des entrées d’air « acoustiques » au-dessus de vos fenêtres qui laissent passer l’air en limitant le passage du bruit.

Si le logement est équipé d’une VMC, toutes les fenêtres des pièces de vie (séjour, chambres…) doivent être équipées d’entrées d’air acoustiques dotées d’un indice d’affaiblissement acoustique pondéré Dnew (Ctr) * de 6 dB supérieur à l’objectif final d’isolation acoustique. Les coffres de volets roulants doivent également être traités acoustiquement.

Dans tous les cas, ne supprimez jamais la ventilation.
 

Isoler les coffres de volets roulants

Souvent situés à l’intérieur des logements, ce sont des points faibles acoustiques. Vous pouvez améliorer leur isolation acoustique en réalisant les travaux suivants :

  • la pose de joints silicone entre la plaque de fermeture et le plafond ;
  • la pose d’absorbants et d’isolants acoustiques à l’intérieur du coffre ;
  • le renforcement du coffre par adjonction de plaques en bois ou en plâtre.
  • Si vous remplacez des coffres de volets roulants, ils doivent présenter un indice d’isolation acoustique de 12 à 14 dB supérieur à l’objectif d’isolation acoustique final.

Isoler la toiture

Pour les maisons individuelles en situation bruyante (passage d’avions, trafic routier ou ferroviaire importants), il faut prévoir d’isoler le toit si on aménage les combles (l’isolation acoustique des combles perdus n’est pas utile).

On utilise alors des complexes d’isolation associant isolant souple et parement dense, qui sont efficaces également pour l’isolation thermique. L’isolant souple peut être une laine minérale, de la laine de bois ou de chanvre, de la ouate de cellulose… Les parements denses peuvent être des plaques de plâtre, de gypse-cellulose, de fibre de bois haute densité… Plus l’isolant est épais, plus l’isolation est performante.

Le professionnel chargé des travaux s’assurera au préalable que la charpente peut supporter l’isolation supplémentaire : certaines plaques de parement dense (comme les plaques de gypse-cellulose) sont lourdes. Il veillera également à la continuité parfaite de l’isolation.
 

Des aides financières pour certains travaux

Des aides financières existent pour certains travaux d’isolation. Aucun niveau d’exigence n’existe pour les isolants acoustiques, mais les aides financières sont conditionnées à l’utilisation de matériaux présentant un certain niveau d’efficacité thermique.

► Renseignez-vous auprès des conseillers du réseau FAIRE

 

Le contenu de cette page m'a été utile : 

Merci de nous avoir donné votre avis

Vous aimerez aussi

20 solutions pour réduire sa consommation d’électricité

15 décembre 2021

Chaque foyer français possède en moyenne une centaine d’appareils électriques et électroniques. Gaspillages, suréquipement, manque d’entretien… alourdissent la facture. Quelques gestes peuvent faire la différence.

Intentions de partages 4646 partages

Durée de lecture : 6 minutes

Bien se chauffer au bois pour moins polluer

3 décembre 2021

Près de 7 millions de foyers français se chauffent déjà au bois. Et, avec la hausse du prix du gaz, du fioul et de l’électricité, cette énergie séduit de plus en plus. Pour éviter d’augmenter les émissions de particules fines dans l’air extérieur, quelques conseils s’imposent.

Intentions de partages 683 partages

Durée de lecture : 3 minutes

Déchets dans une poubelle

Que faire de mes déchets ?

8 janvier 2021

Vous voulez vérifier si vous respectez bien les consignes de tri pour vos emballages, pots de peinture ou médicaments. Vous vous demandez où apporter vos appareils électriques, votre ordinateur ou vos vêtements. Toutes les réponses sont ici.

Intentions de partages 5278 partages

Durée de lecture : 0 minute

Que faire des déchets d'amiante ?

13 août 2020

Si votre logement contient de l'amiante, certains travaux peuvent libérer des fibres dangereuses pour votre santé si elles sont inhalées. Elles peuvent atteindre les alvéoles pulmonaires et provoquer des maladies graves. Prenez des précautions !

Intentions de partages 6442 partages

Durée de lecture : 3 minutes