Acheter durable
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Acheter durable

2 février 2021

L'élu et le développement économique

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Durée de lecture : Temps de lecture : 1 min

Pourquoi développer une politique d’achats durables ?

Des achats de produits ménagers aux investissements en équipement, des matériels bureautiques à l’approvisionnement des cantines… la commande publique est un puissant levier d’actions pour faire évoluer l’offre vers des produits plus respectueux de l’environnement et des personnes. Au niveau du territoire, c’est aussi la manière de décliner concrètement ses politiques environnementales et sociales et de montrer la cohérence de la collectivité entre ses ambitions et ses actions. C’est enfin une manière de repenser ses besoins, ses pratiques d’achat et d’utilisation des produits, biens ou services… ce qui peut s’avérer, dans le temps, à la fois plus écologique mais aussi plus économique !

Sans compter l’impact sur la qualité de vie et la santé des habitants (une flotte de véhicules moins polluante, des produits d’entretien moins nocifs, une alimentation scolaire respectueuse de la santé et de l’environnement…) et la possibilité de participer au développement économique local (insertion de personnes éloignées de l’emploi dans les achats de prestation, recours à des PME…).

Interface entre la collectivité et le tissu économique du territoire, l’achat public peut aussi être un puissant levier pour les sujets environnementaux : déchets et économie circulaire, lutte contre le changement climatique…

Comment faire ?

On requestionne ses besoins, on s’interroge sur l’existence de solutions plus durables et on revisite ses pratiques d’achat et d’utilisation.

On profite de toutes les opportunités offertes par le code des marchés publics pour prendre en compte le développement durable (définition des besoins, rédaction des cahiers des charges, critères de sélection…).

On supprime le jetable, on mise sur les ressources renouvelables, on promeut le recyclé.

On revisite sa flotte de véhicules et on s’interroge sur les besoins liés à certains déplacements, en substituant par exemple des vélos électriques à certains véhicules.

On choisit les équipements les moins consommateurs d’énergie et les plus économes lors de l’utilisation (électricité, eau, carburant…).

On base ses exigences sur des labels reconnus (exemples :  l’écolabel européen pour le non alimentaire et la certification AB pour l’alimentaire).

On intègre des dispositions environnementales et sociales dans ses achats de produits mais aussi de services (restauration, nettoyage des locaux, entretien des parcs…), sans oublier les travaux du BTP (gestion des déchets, recyclage, matériaux biosourcés…).

On prend en compte le coût sur l’ensemble du cycle de vie (achat, utilisation, réparation, consommation d’eau ou d’énergie, traitement en fin de vie).

On travaille sur les pratiques d’utilisation : systématisation de l’impression recto verso, extinction des lumières, tri des déchets incluant celui des biodéchets…

On valorise la démarche d’exemplarité de ses agents et du territoire auprès des habitants.

Indicateurs

10 % du PIB c’est ce que représente le montant des achats publics (soit 200 milliards d’euros par an). Source : (ADEME)

16 % des marchés des collectivités contenaient en 2018 une clause environnementale. Source : (ADEME)

25 % des marchés des collectivités contenaient en 2018 une clause sociale. Source : (ADEME)

70 à 85 kg de papier par an consommés par un salarié. Source : (ADEME)

Ils le font déjà !

Élu(e), je peux...

  • Sensibiliser et former les acheteurs de mon territoire aux achats durables.
  • Favoriser les échanges de pratiques entre acheteurs publics en adhérant, par exemple, à un réseau régional « commande publique et développement durable » couvrant mon territoire.
  • Généraliser l’intégration de clauses et critères environnementaux et/ou sociaux dans mes achats  de produits et de services.

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Ressources complémentaires