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Relever les défis de l’urbanisme favorable à la santé (UFS)

En intégrant systématiquement les enjeux de santé dans les projets d’aménagement du territoire, l’UFS permet de réduire les pollutions, de favoriser les mobilités actives et de renforcer le lien social, tout en luttant contre les inégalités territoriales. Retrouvez des services pour déployer des solutions concrètes pour des territoires durables et solidaires.

POUR QUI ? Toutes les collectivités

  • Amélioration de la santé physique
  • Renforcement du lien social et du bien-être mental
  • Réduction des inégalités territoriales de santé 
AGIR

Intégrer la santé dans les projets d’aménagement du territoire

Chaque territoire est unique par sa configuration, ses ressources, ses dynamiques d’attractivité, son histoire, sa vulnérabilité ou sa résilience face aux différents risques.

Il est reconnu que l’état de santé des individus serait déterminé à près de 80 % par les modes de vie et les paramètres socio-économiques et environnementaux associés, et seulement à 20 % par les soins médicaux et la génétique, selon le Bipartisan Policy Center Health Program, 2012.

Sans forcément en avoir conscience, les collectivités ont des compétences avec un impact considérable sur la santé des citoyens. Parmi elles, l’urbanisme peut agir positivement sur notre santé, notre bien-être, tout en contribuant à la transition écologique : c’est ce qu’on appelle l’urbanisme favorable à la santé (UFS).

L’ADEME promeut et outille sur l’UFS ainsi que sur les diverses thématiques qui la composent. L'agence propose en particulier de nombreuses ressources sur la qualité de l’air, le rafraichissement urbain, la nature en ville ou encore le bruit.

Guide et méthode

L’urbanisme favorable à la santé : vers un urbanisme durable

Ce cahier d’idées vous inspirera pour déployer l’Urbanisme Favorable à la Santé (UFS) en proposant des actions sur des thématiques variées, souvent originales et parfois rapidement utilisables.

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Guide et méthode

Intégrer la santé dans les opérations d’aménagement urbain

Le guide Isadora de l’EHESP propose une méthode pour intégrer une démarche d’urbanisme favorable à la santé (UFS) à toutes les étapes de l’aménagement opérationnel.

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  • Formation

    Santé publique et aménagement des territoires : vers un urbanisme favorable à la santé

    Formation proposée par l'EHESP (École des hautes études en santé publique) pour apprendre à analyser, piloter et développer des projets d’aménagement et d'urbanisme favorables à la santé et qui participent aux stratégies d'atténuation et d'adaptation au changement climatique.

    Modalités : présentiel

    Durée : 16 jours

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Intégrer la qualité de l’air dans les projets d’aménagement du territoire

Prendre en compte la qualité de l’air dans les politiques d’aménagement du territoire est primordial pour garantir des espaces urbains qui préservent la santé des habitants. La densification des zones urbaines peut notamment entraîner des niveaux élevés de pollution de l’air.

Pour agir à travers la définition de politiques publiques, vous disposez de quelques pistes d’action :

  • la maîtrise des émissions de polluants ;
  • la caractérisation des concentrations de polluants ;
  • la prise en compte de l’exposition des populations à la pollution ;
  • la limitation du transfert des polluants dans les sols et les végétaux…

Ces enjeux sanitaires sont à intégrer à chaque étape des projets de construction ou de rénovation, des phases de chantier jusqu’à l’occupation et l’entretien des infrastructures. Pour limiter la pollution atmosphérique, vous pouvez agir sur :

  • les formes urbaines favorisant la circulation de l’air ;
  • l’aménagement des voies de circulation ;
  • la conception et la construction de bâtiments limitant l’exposition des occupants.

Guide et méthode

Intégrer la qualité de l'air dans les projets d'aménagement urbain avec la méthode MODELAIRUBRA

Grâce à cette méthode d’aide à la conception et à la décision, vous pouvez réduire efficacement la pollution sur chaque grande étape de la chronologie d’un projet d’aménagement du territoire et systématiser la prise en compte de la qualité de l’air par une déclinaison dans l’ensemble des documents cadres.

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EN SAVOIR PLUS

Pourquoi intégrer la santé dans l’aménagement du territoire et l’urbanisme ?

En santé publique, un déterminant de santé est un facteur qui influence l’état de santé d’une personne ou plus largement d’une population, soit de façon isolée, soit en association avec d’autres facteurs. Les déterminants de santé peuvent être classés en plusieurs catégories et n’impactent pas tous de la même façon la santé d’un individu.

L’état de santé des individus est déterminé à près de 80 % par les déterminants sociaux, économiques et environnementaux et les modes de vie qui en découlent, et seulement à 15 % par le système de soins, et à 5 % par le patrimoine génétique.

Autrement dit, les élus et autres acteurs de la fabrique de la ville ont un pouvoir d’agir considérable. Agir sur les milieux de vie et les cadres de vie va permettre d’encourager les changements de comportements.

À titre d’exemple, pour que les enfants aillent à l’école ou au collège à vélo, la création d’infrastructures cyclables protégées et continues est le levier le plus efficace. En résumé, si la ville donne envie de marcher, les habitants marcheront bien plus facilement et sans contrainte que si le médecin leur dit de faire 10 000 pas par jour !

Il est à noter l’importance de ce que l’OMS appelle « les déterminants commerciaux de la santé » : en effet, inciter à une alimentation de qualité ou à la diminution de la consommation d’alcool quand les murs et abribus sont couverts par des publicités en leur faveur est bien moins efficace. Le règlement publicitaire local est aussi un levier pour améliorer la santé.

L’urbanisme favorable à la santé (UFS) consiste à encourager des choix d’aménagement et d’urbanisme qui minimisent l’exposition des populations à des facteurs de risque (mauvaise qualité de l’air, nuisances sonores, isolement social, etc.) et maximisent l’exposition à des facteurs de protection (pratique d’activité physique, accès aux soins ou aux espaces verts, etc.), tout en étant vigilant à ne pas aggraver des situations d’inégalités sociales et de santé.

Source : Urbanisme Favorable à la Santé – UFS, cahier d'idées

Vos questions sur l’urbanisme favorable à la santé

En quoi consiste l’Urbanisme Favorable à la Santé (UFS) ?

Initié par l’OMS, le concept d’urbanisme favorable à la santé vise à promouvoir une prise en compte des enjeux de santé élargie aux trois composantes du bien-être – le physique, le mental et le social – dans les projets d’aménagement. En 1987, l’OMS crée un programme dénommé « Villes-santé » afin d’encourager le développement de telles démarches à l’échelle locale. « Une Ville-Santé n’est pas une ville qui a atteint un niveau particulier d’état de santé, mais une ville qui se préoccupe de la santé et s’efforce de l’améliorer […] avec l’établissement d’une organisation et d’une démarche permettant d’y parvenir. » OMS, 1987 (OMS, Barton et Tsourou, 2000).

Source : Dépasser les idées préconçues entre santé et aménagement urbain : les clefs de l'urbanisme durable

Concrètement, les démarches d’urbanisme favorable à la santé (UFS) permettent d’agir pour la santé et pour le climat. Rénover les logements, développer les pistes cyclables, faire moins de place à la voiture en milieu urbain, concevoir des jardins parta­gés, renaturer les centres-villes sont autant d’exemples de projets « gagnant-gagnant » pour la bonne santé des populations et pour la transition écologique.

Source : Urbanisme Favorable à la Santé – UFS, cahier d'idées

Qu’est-ce que l’Évaluation d’Impacts sur la Santé (EIS) ?

Cette démarche axée sur la santé est introduite en France depuis les années 2010. Elle est issue de la démarche anglo-saxonne « Health Impact Assessment » promue par l’OMS dès 1999. La méthodologie EIS doit théoriquement être instaurée le plus en amont possible des processus de décision pour faciliter la prise en compte des recommandations. Elle est structurée en six grandes étapes : sélection, cadrage, évaluation, recommandations, décision, suivi et évaluation. Grâce à son cadre méthodologique structuré et flexible, l’EIS peut avoir des formes et des durées variées suivant le secteur du projet, ses enjeux et son contexte technique, politique ou financier. Elle peut également mobiliser différents types d’outils d’évaluation (qualitatif ou quantitatif) selon des dimensions plus spécifiques à explorer. L’objectif de la phase de cadrage est de déterminer l’impact potentiellement positif ou négatif du projet sur une liste de déterminants de santé et d’identifier les types de population pouvant être plus particulièrement impactés par l’intervention.

Source : Dépasser les idées préconçues entre santé et aménagement urbain – Les clefs de l'urbanisme durable

Pourquoi développer la marche en ville ?

Une ville conçue pour la marche présente des avantages multiples :

  • Santé publique : encourager l’activité physique quotidienne réduit les risques de maladies chroniques (diabète, obésité, troubles cardiovasculaires) et améliore le bien-être mental.
  • Environnement : moins de voitures en circulation signifie une diminution des nuisances liées au trafic, moins de bruit, une baisse des émissions de CO₂, une meilleure qualité de l’air.
  • Vie sociale et économique : des rues animées et des places conviviales renforcent les liens entre habitants et dynamisent le commerce local.
  • Sécurité routière : la limitation des zones de circulation automobile réduit les accidents impliquant des piétons ou des cyclistes.

En intégrant la marche dans la planification urbaine, les territoires gagnent en résilience, en attractivité et en durabilité, tout en répondant aux attentes croissantes des citoyens pour des cadres de vie plus humains et apaisés.

Pourquoi faut-il favoriser la marche en ville pour les enfants ?

Marcher seul (ou en groupe) est essentiel pour développer confiance en soi, sens de l’orientation et sociabilité. En repensant les territoires à hauteur d’enfants (rues aux écoles, rues apaisées, signalétiques et aménagements adaptés, accès équitable aux espaces verts…), les collectivités peuvent rendre aux enfants leur liberté de mouvement, tout en réduisant le nombre de trajets en voiture et en améliorant leur santé et la qualité de l’air.

La perte d’autonomie s’explique par des villes conçues pour la voiture, où les trajets à pied sont souvent insécurisés, trop longs ou peu attractifs. Un recul intergénérationnel de l’âge de l’autonomie dans les déplacements, renforcé par la perception des risques des parents (peur des accidents ou des « dangers sociaux » notamment), puisque 74 % d’entre eux estiment que la marche est aujourd’hui plus dangereuse qu’à l’époque de leur enfance selon une étude de l’ADEME de 2025.

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