Retour d'expérience · Publié le 24 juillet 2026
Au Grand Chambord, l’économie circulaire devient un réflexe collectif
En quelques années, la communauté de communes du Grand Chambord a fait de l’économie circulaire un sujet transversal, partagé par les élus, les techniciens et les différents services.
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On a tous les mêmes repères, et on n’a plus peur des concepts. On s’autorise à penser différemment et à proposer, à oser l’expérimentation. Ce n’est pas grave d’échouer. C’est rare cet état d’esprit dans une communauté de communes de 20 000 habitants.
Financement
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350 000 € de subventions, issues du Contrat d'Objectif Territorial (COT) et de l'accompagnement Territoire Engagé Transition Écologique (TETE)
Du PCAET à l’action
Le Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) indique la stratégie générale. Pour passer à la mise en œuvre opérationnelle, en particulier sur l’économie circulaire, la communauté de communes du Grand Chambord et Beauce Val de Loire se sont appuyées sur un Contrat d'Objectifs Territorial (COT) proposé par l’ADEME. Résultat, trois ans plus tard, l’économie circulaire est intégrée dans tous les services.
Acculturer élus et agents
Le vrai tournant a été l’acculturation collective. Grâce à plusieurs ateliers menés en 2023 et 2024, élus et techniciens ont progressivement acquis un socle commun. L’objectif : parler le même langage, mieux comprendre les enjeux et identifier des pilotes dans chaque service.
Des applications concrètes dans les projets
Cette montée en compétence a permis de rendre l’économie circulaire plus concrète. Elle se retrouve dans une dizaine de fiches actions, comme l’identification du tourisme durable, une action d’abord lancée sur le territoire de Beauce Val de Loire. Les prestataires du tourisme sont sensibilisés à l’approvisionnement local, au tri des déchets dans les gîtes, ou encore à renseigner sur la mobilité douce. Plus largement, l’économie circulaire est devenue une façon d’aborder les projets. Elle est présente dans les réflexions sur l’aménagement du territoire et la révision du PLUi, comme sur les friches, les paysages ou encore des bâtiments réservés aux ateliers de réparations.
Expérimenter de nouvelles coopérations
Le territoire explore aussi une nouvelle méthode de synergie au sein d’une zone d’activités, selon une logique d’économie de la fonctionnalité et de la coopération, avec l’association Nekoé. Sur ce territoire rural et périurbain où le nombre d’entreprises reste limité, l’enjeu n’est pas uniquement de gérer les déchets, mais bien de faire émerger des coopérations utiles et adaptées au terrain.
Une feuille de route qui s’élargit
D’autres initiatives renforcent cette dynamique : membre du consortium iTEEnéraire (dispositif de l’ADEME pour la transition écologique en partenariat avec le CNFPT, 11 collectivités et la région Centre-Val de Loire), formation des agents à la commande publique durable, ou encore défis ECI entreprise.
2026, une coordinatrice de la transition
L’arrivée de nouveaux collaborateurs et le renouvellement d’une partie de l’exécutif n’ont pas freiné la progression de la culture commune. Le Grand Chambord s’autorise désormais à expérimenter, à sortir des cadres habituels.
Pour 2026, l’aventure continue avec l’élaboration d’une stratégie de commande publique durable et la création d’un poste d’une responsable de la transition écologique, conçu pour animer les services de manière horizontale. Le recrutement de Julie Dziukala, qui vient de prendre ses fonctions, signe une étape supplémentaire dans l’intégration de l’économie circulaire comme un réflexe collectif.
La communauté de communes du Grand Chambord est labellisée Territoire Engagé Transition Écologique (TETE) :
- 2 étoiles sur le volet Climat Air Énergie.
- 1 étoile sur le volet Économie Circulaire.