Retour d'expérience · Mis à jour le 14 octobre 2025
La Désirade, une double insularité durable
Au cœur de l’archipel guadeloupéen, l’île de la Désirade expérimente le Cryosolar, une chambre frigorifique alimentée par l’énergie solaire photovoltaïque. Déjà productrice d’électricité renouvelable, l’île est déterminée à développer la mobilité électrique.
Chiffres clés
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50 % de la production guadeloupéenne de poissons émane de La Désirade
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2030 année à laquelle l’île souhaite se débarrasser de l’utilisation des énergies fossiles
Contexte et enjeux
La Désirade, localité insulaire de 22 kilomètres carrés nichée au cœur de l’archipel, vit essentiellement de la pêche et du tourisme. Première commune à s’être dotée d’un parc éolien, elle accueille désormais le Cryosolar, une chambre froide solaire autonome.
Particulièrement isolée, et donc en recherche d’autonomie, et grande productrice de poissons (50 % de la production totale au sein du territoire), elle était la candidate idéale pour ce premier test. Et cet outil innovant a retenu l’attention de la centaine de pêcheurs exerçant leur profession sur l’île.
Bilan du projet
L’île étant régulièrement confrontée à des pénuries d’eau, et par conséquent de glace, les professionnels se trouvent parfois en incapacité de stocker leurs poissons au frais. La Désirade poursuit un objectif d’autonomie énergétique – déjà entamé avec l’installation d’un vaste parc éolien en 1992, dont la puissance est telle qu’une partie de l’énergie est partagée avec les autres îles guadeloupéennes –, mais également d’attractivité touristique. Si elle est autonome en matière d’électricité, l’île dépend encore du territoire pour son approvisionnement en eau et en énergies fossiles.
La Désirade a obtenu le label France Mobilités en 2019, qui permet d’amoindrir, voire anéantir, le recours au carburant fossile sur l’ensemble de l’île, que ce soit pour le transport terrestre, mais également maritime. Cet objectif a été fixé à l’horizon 2030.