Retour d'expérience · Mis à jour le 14 octobre 2025
La scierie Deschaseaux investit dans le bois-énergie
À la tête de la scierie familiale à Aillevillers, en Haute-Saône, Valérie Deschaseaux a traversé la crise sanitaire avec l’instinct de survie chevillé au corps. Sa solution : diversifier l’activité vers des filières plus écologiques.
Financement
-
1 M€ nécessaires au financement du projet
-
484 000 € participation de l’ADEME avec l'appel à projet « Biomasse chaleur, industrie, agriculture tertiaire »
Chiffres clés
-
1ᵉʳ fournisseur en bois sous rail de la SNCF
-
16 M€ de chiffre d'affaires en 2019
-
2 000 t de chutes de bois converties en combustible
Contexte et enjeux
En 2011, Valérie Deschaseaux reprend la scierie familiale, située à Aillevillers en Haute Saône. Premier fournisseur en traverses de chêne de la SNCF, l'entreprise affiche plus de 16 millions de chiffre d'affaire en 2019. Mais avec le Covid-19 et la perte d'un client direct, l'entreprise perd 20 % de son chiffre d'affaires. Valérie Deschaseaux saisit donc l'occasion pour construire une chaufferie et valoriser les chutes de bois issues de la fabrication.
Bilan du projet
Mécanisation, logiciel de scannage pour valoriser au mieux la matière, remplacement de la chaudière biomasse des années 2000 par une chaudière capable de développer deux fois plus de puissance... Au total, l'entreprise investit un million d'euros dans son projet de transition énergétique, dont près de 500 000 euros proviennent de l'appel à projet « Biomasse chaleur, industrie, agriculture tertiaire » de l'ADEME.
La nouvelle chaudière permet de consommer les écorces de la scierie et rend possible la diversification vers des activités relais de croissance. C'est ainsi que l'entreprise se lance dans la production de bûches compressées fabriquées à base de plaquettes séchées. Un séchoir est installé et les premières plaquettes sortent le 18 mars 2021. Objectif : produire 2 000 tonnes mensuelles de plaquettes qui seront vendues à l'entreprise Poujoulat, spécialiste du bois combustible.
Un an après le début du confinement, la scierie repartait de l’avant.