Retour d'expérience ·

Nice troque son palais des congrès contre une forêt urbaine

La déconstruction du palais des congrès de la ville de Nice a permis d’étendre la surface dédiée au projet de la Promenade du Paillon, qui vise à créer une forêt en cœur de ville.

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Financement

  • 75 M€ le coût de l’opération

  • 50 % pourcentage de la participation de la région et de l’État

Chiffres clés

  • +8 hectares l’augmentation des surfaces perméables au sein de la ville

  • -1 740 t de CO₂/an

  • -20 % des maladies cardiovasculaires 5estimation des retombées du projet)

Contexte et enjeux

Le maire de Nice, dans le cadre de la Charte Chantier Vert, est attaché à la mise en œuvre d’une économie circulaire. La déconstruction du palais des congrès, Acropolis, un bâtiment obsolète, apparaît comme une occasion idéale pour réemployer les matériels et matériaux de l’institution, et réduire l’impact de la ville sur l’environnement. De plus, le chantier permettra la création de nouveaux emplois et entreprises dédiés à l’activité sur le territoire.

Bilan du projet

Il est prévu d’utiliser cet espace de 8 hectares perméables supplémentaires pour la création d’une véritable forêt urbaine de 20 hectares au total, un poumon vert qui accueillera des dispositifs récréatifs et des services de régulation (gestion des eaux pluviales, espace de fraîcheur). Le site présente une surface de plancher totale de 65 000 mètres carrés hors toiture. Le diagnostic PEMD fait état pour Acropolis de 80 % de déchets inertes et de 16 % de déchets non dangereux.

Les objectifs fixés sont ainsi ambitieux, puisqu’ils impliquent une dépose soignée des éléments réemployables en amont de la démolition, ainsi que la traçabilité de l’ensemble des déchets. Cette opération vise une valorisation globale des déchets de 80 %, voire 86 % lorsque sont incluses les ressources réemployées.

Les objectifs du projet se déclinent en plusieurs axes

  • un taux de valorisation au-delà de la valorisation en remblaiement de carrière,
  • un lien établi entre l’ensemble des chantiers, dans une optique de réintégration du réemploi et de réutilisation des ressources issues de la déconstruction,
  • un catalogue et une plateforme locaux,
  • une connaissance locale approfondie des acteurs.

Il s’agit de travailler collectivement pour le développement du tissu local composé des entreprises et associations de l’économie circulaire. Parmi les bénéfices envisagés, l’aspect écologique est central. Il est notamment question, entre autres, de :

  • supprimer 1,74 tonne de CO₂/an,
  • résorber les nuisances sonores urbaines à hauteur de 6 à 8 décibels,
  • absorber chaque année 1 tonne de polluants atmosphériques, comme le dioxyde d’azote ou le souffre,
  • préserver la biodiversité du territoire de façon active et concrète,
  • valoriser l’eau de pluie en cercle vertueux pour l’alimentation de bassins d’eau naturelle.

L’ensemble du projet s’inscrit ainsi dans une dynamique durable et respectueuse de l’environnement, en plus de favoriser l’économie circulaire et la réduction de la consommation des ressources primaires.

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