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Manger bon, sain et local sur mon territoire

L'élu et le cadre de vie

2 février 2021

Durée de lecture : 1 min

Une alimentation saine, durable et locale dans mon territoire

C’est un des enseignements de la crise sanitaire : la chaîne agro-alimentaire et sa capacité à nourrir les Français est un enjeu économique vital. Pendant le confinement, les circuits courts se sont réinventés : pêcheurs, maraîchers, fabricants de fromage écoulant leurs produits directement auprès des habitants. Le Projet alimentaire territorial (PAT) est un outil qui permet de repenser production, approvisionnement et consommation sur un territoire et rendre celui-ci plus durable et résilient.

Engager l’action

Avant de concevoir un projet alimentaire territorial, vous réalisez un état des lieux pour identifier les forces et les faiblesses et repérer les acteurs clés :

  • Quelles sont les productions agricoles locales ?
  • Comment sont-elles produites ?
  • Quelles sont les terres disponibles ? 
  • Quel est le tissu des industries agroalimentaires ?
  • Existe-t-il déjà des circuits courts de distribution ?
  • Quels sont les acteurs déjà mobilisés ? 
  • Territoires touristiques, territoires viticoles… à chacun ses contraintes.

Un large groupe de travail doit être créé, intégrant tous les représentants de la chaîne agroalimentaire, des producteurs locaux aux consommateurs. Sans oublier les abattoirs, les entreprises de transformation, les commerces de bouche, les traiteurs, la distribution, la restauration collective et commerciale, etc.

Après avoir partagé les enjeux, vous lancez une phase de co-construction sur ce qui peut être fait. Des objectifs sont fixés, avec des priorités afin de mobiliser les acteurs concernés. Des investissements sont à prévoir pour structurer les filières, accompagner, former. Il faut être prêt à s’engager dans une démarche de long terme, dont le retour économique n’est pas immédiat.

Un chargé de mission, avec du temps dédié, est indispensable pour orchestrer le processus.

La restauration collective, publique, soumise aux exigences de la loi Egalim, peut constituer une porte d’entrée vers le PAT, avec la possibilité de mettre en œuvre rapidement des actions concrètes : réaliser des enquêtes pour recueillir l’avis des convives ; adopter une organisation permettant de réduire le gaspillage de la nourriture ; faire évoluer les achats pour introduire des produits de qualité et durables, végétaliser les menus…

Indicateurs

50 % de produits de qualité et durable, dont 20 % de bio, dans les cantines d’ici 2022. Source : (Loi Egalim)

2 à 5 ans pour déployer un projet alimentaire territorial. Source :

Plus de 170 PAT répertorié en France, dont 30 labellisés début 2020. Source :

50 % de réduction du gaspillage alimentaire d’ici 2025 pour la restauration collective. Source : (Obligation depuis Loi février 20)

Concrétiser et financer

Convaincre mon territoire

  • La santé est une préoccupation majeure chez les Français. Il y a une forte attente sociétale, montrée par les enquêtes auprès des consommateurs, autour d’une alimentation plus saine.
  • La protection de l’environnement entre en jeu. On peut diminuer la pollution des sols, de l’eau et de l’air et limiter le gaspillage des ressources. En donnant une plus large place à l’agriculture biologique. En structurant des filières d’approvisionnement locales. En privilégiant les aliments de qualité. En diminuant la part de protéines animales dans les assiettes.
  • Accompagner la relocalisation alimentaire participe au développement économique, avec la création d’emplois non délocalisables.
  • Le temps du repas est un pilier de la culture française. Retrouver dans l’assiette l’identité d’un territoire, c’est aussi redonner du sens à l’alimentation.

Ma fiche récap

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Ressources complémentaires

Vidéo - Qu'est ce qu'un PAT ?

Présentation des Projets alimentaires territoriaux (PAT) qui œuvrent pour relocaliser l'agriculture et l'alimentation dans les territoires.